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Texte à faire en séquence 3 le débat en 2ème AS

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Boudjerou Nadia

Texte à faire en séquence 3 le débat en 2ème AS

Message par Boudjerou Nadia le Jeu 20 Nov 2014 - 19:17

          Le plaidoyer et le réquisitoire
Texte à faire en séquence 3 le débat en 2ème AS
Texte :
     La machine source d’esclavage ou facteur d’affranchissement ?
   Les expressions « métier moderne » et « métier technique » évoquent en bien des esprits l’image d’un ouvrier rivé à sa machine. Outil dont il se borne à surveiller la marche, à moins qu’il n’accomplisse un geste unique, mécaniquement. On en conclut que ceux  qui ont inventé ce genre de travail étaient des êtres impitoyables, insensibles à toute culture : ils ont soumis l’homme à un esclavage de plus en plus, celui de la machine.
   Bien au contraire, répondent les techniciens, c’est la machine qui libère l’esclave de mille servitudes : la preuve en est que pour chiffrer l’énergie dont dispose aujourd’hui  l’homme grâce à la machine, on a introduit la notion d’ »esclaves mécaniques » dont le nombre caractérise précisément le niveau de civilisation matériel d’un pays.
   Ni l’une ni l’autre de ces deux thèses ne sont tout à fait vraies, ni tout à fait fausses. Mais les statistiques montrent que c’est la seconde qui contient la plus grande part de vérité. La technique a crée beaucoup moins de métiers ingrats qu’elle n’a supprimé de métiers odieux, ceux par exemple où l’homme n’était utilisé que pour sa force musculaire. Ces métiers disparaissent ou s’humanisent.
   Avant de condamner la machine et de lui reprocher les sujétions qu’elle impose – il y en a sans doute et elles sont lourdes -, n’oubliez pas qu’elle a mis fin à la chiourme des galères et considérablement amélioré les conditions des mineurs de fond ou celles des chauffeurs de locomotive. Chaque fois que le rendement du travail n’est plus fonction simple de la peine humaine, mais que s’interpose entre eux un auxiliaire, la machine, il y a progrès social, place faite à la culture.
                                                                Louis Armand, Simple propos, 1968.





 
 
I-                    Observation générale du texte
Quels éléments composent ce texte ?
-          Un titre : comment se présente le titre ?
Le titre se présente sous forme d’interrogation.
-          Qu’est-ce que cela suggère ?  cette question appelle une réponse.
-          A quoi doit-on répondre ? (reformulation du titre)
-          Est-ce que la machine est à l’origine de l’esclavage ou au contraire un moyen d’affranchissement.
-          Un travail sur les deux mots : ces deux mots sont contradictoires
 
Esclavage  ±                           affranchissement
↓                                                     ↓
Servitude  (contrainte)           délivrance - libération - émancipation
            Verbes : asservir                                         libérer
Donc : le thème du débat de ce texte est : A quoi a servi la machine ( le progrès scientifique et technologique) : a asservir l’homme ou à le libérer ?
A partir de ces éléments combien de points de vue sont mis en présence dans ce texte ?
Deux points de vue
·         Point de vue des optimistes pour qui la machine est un facteur d’émancipation.
·         Point de vue des pessimistes qui pensent que la machine a asservi l’homme (la soumis à son rythme).
Quels arguments avancent t-on  pour étayer ses deux thèses ?
Arguments  de ceux estiment que la machine a soumis l’homme  (la conditionné)Arguments des techniciens (favorables à la machine)
 
 
On relève les arguments avec les apprenants :
Ex :
 
 
 
 
 
 
 La quelle des deux thèses l’auteur admet-il ? Relevez ce qui le montre dans le texte.
L’auteur semble favoriser la thèse des optimistes pour qui la machine a libéré l’homme.
Justification : …..les statistiques montrent ……..
Quel arguments l’auteur avance –t-il pour nous convaincre de son choix ?
La technique (la motorisation, la machine) a crée moins de métiers ingrats, a supprimé les métiers odieux : (exemple de métiers ingrats et odieux  qui nécessitent plus de force physique : mineurs, ….
A quelle conclusion aboutit le raisonnement de l’auteur,
L’auteur met en valeur la machine : - elle a mis fin à l’esclavage : les galériens (faisant référence aux rameurs qui pour faire avancer un navire devaient ramer en utilisant la force des bras → remplacé par les moteurs, l’exemple des mineurs → l’utilisation des explosifs…
-          Elle a également amélioré la condition humaine des travailleurs → ils ont plus de temps à consacrer à d’autres occupations bénéfiques pour leur émancipation : culture, plus de temps a passer en famille (socialisation)…
-           
-          Le plan du texte :
Le problème posé : LA machine a-t-elle asservi l’homme ou la libéré ?
Point de vue
1 – les pessimistes
2 -  les optimistes
3 – l’opinion de l’auteur


Récapitulation:





L’accusé : la machine
 
Le point de vue de l’avocat de l’accusation : la machine est source d’esclavage.
 
Les preuves (les arguments) mis en évidence pour inculper la machine :
a-  Les métiers modernes évoquent l’image de l’ouvrier rivé (collé à sa machine dont il se borne à surveiller la marche  la machine conditionne l’homme.
b- Ses inventeurs sont impitoyables et insensibles à toute culture  la machine déshumanise (elle a soumis l’homme à l’esclavage)
Le point de vue de l’avocat de la défense : la machine est facteur d’affranchissement (de libération, d’émancipation).
 
Les preuves (la stratégie mis en exergue pour plaider en faveur de la machine :
a-  Elle a libéré l’homme de mille servitudes (elle l’a libéré de beaucoup de contraintes.
(C’est grâce à elle qu’on chiffre l’énergie dont dispose l’homme aujourd’hui et non sa force musculaire)
b- c’est le progrès matériel ‘la machine) qui caractérise un pays d’évolué.
Le point de vue du juge (ici c’est l’auteur)    aussi bien l’accusation que l’avocat ont raison mais c’est l’avocat qui semble avoir prouvé la vérité :
a-  la machine a crée moins de métiers ingrats qu’elle n’a supprimé de métiers odieux on fait référence aux métiers qui nécessitent un grand effort musculaire)
b- elle a considérablement amélioré les conditions des travailleurs (les mineurs de fond et les chauffeurs de locomotive en particulier
c-  elle a mis fin à la chiourme des galères (autrefois on faisait avancer les galères les bateaux avec la force des bras des rameurs)
d-  elle a permis à l’homme de progresser socialement (l’homme a plus de temps pour se cultiver, pour s’instruire, pour se divertir…) 
 
Expression écrite
On accuse les cours particuliers d’être à l’origine de la détérioration de l’enseignement.
A vous de schématiser  sur le même modèle que « la machine source d’esclavage ou facteur d’affranchissement », cette affirmation

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