Parler français en Algérie et ailleurs

Rejoignez-nous, vous ne serez pas déçu !

Cliquez sur « s’enregistrer ».
Parler français en Algérie et ailleurs

Le français pour tous et tous pour le français

(...) je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire, tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mon sens. Montaigne

Guerre à la rhétorique et paix à la syntaxe ! Victor Hugo

Quelle que soit la chose qu'on veut dire, il n'y a qu'un mot pour l'exprimer, qu'un verbe pour l'animer et qu'un adjectif pour la qualifier. Guy de Maupassant

La vraie éloquence se moque de l'éloquence (...) Pascal


Organisateurs textuels:

Partagez
avatar
sellami kamel

Organisateurs textuels:

Message par sellami kamel le Mar 13 Mai 2014 - 16:28

Organisateurs textuels:

 Mots, groupes de mots ou phrases qui permettent de faire le lien entre les paragraphes :
- Temps : progression chronologique et durée (à cette époque, ce jour-là, à 10 heures, demain, la semaine prochaine, depuis 3 ans, etc.)
- Espace/lieu : progression spatiale (ici, là-bas, dans la chambre, …)
- Ordre : progression selon un ordre de priorité (avant tout, d’abord, d’une part…)
- Suite/transition : étapes du raisonnement (à ce sujet, quant à, en fait, …)
 Titre, surtitre, sous-titre, intertitres, encadré, image, diagramme, schéma
- Titre : nom principal de l’article
- Surtitre : au-dessus du titre, il apporte des précisions
- Sous-titre : au-dessous du titre, apporte des précisions
- Intertitres : entre les paragraphes, ils annoncent les aspects abordés, donc ils déterminent les grandes parties du message
- Encadré : information complémentaire à l’article
- Image/diagramme/schéma : illustrent visuellement des idées importantes du discours

o Marqueurs de relation (mots de liaison)
 Les marqueurs de relation s’apparentent aux organisateurs textuels en ce sens qu’ils relient des idées ensemble. Ce sont des mots ou groupes de mots simples au début ou à l’intérieur des phrases : conjonction, préposition, adverbe, etc.
- Addition : unir deux idées équivalentes qui s’ajoutent l’une à l’autre (et, de plus, en outre, ainsi que, en plus, …)
- But : introduit le but d’une action, d’une parole, d’une idée, d’un projet, d’un événement… (pour que, afin de, afin que, dans le but de…)
- Cause/justification : introduit une explication (parce que, puisque, car, en effet…)
- Choix/restriction : indique un choix à faire, restreint à quelques possibilités (ou, ou bien, soit… soit, ou encore, …)
- Comparaison : compare deux éléments mis en parallèle (comme, de même, autant que, moins, aussi, plus que, …)
- Condition : indique la condition pour que l’événement l’action, le sentiment se concrétise (si, à condition de, sinon, pourvu que, ….)
- Conséquence : indique la conséquence d’un événement, d’une action ou d’un geste, d’une parole, d’une émotion, d’une réaction… (ainsi, alors, de sorte que, donc, par conséquent, …)
- Explication/précision : permet d’ajouter une précision ou une explication à un élément (c’est pourquoi, c’est-à-dire, comme, à savoir, par exemple, ainsi, autrement dit, surtout, soit, …)
- Opposition/concession : Il permet d’apporter une idée contraire ou une nuance dans les idées (mais, certes, pourtant, malgré).
- Ordre et succession : assure la continuité, la progression des idées (d’abord, ensuite, puis, après, bref, enfin, …)
- Temps : permet de situer le temps, soit la chronologie et la durée (avant de, après, quand, pendant que, lorsque, alors, simultanément, au même moment…)
 Attention à des emplois fautifs!
- « comme par exemple »  « comme » ou « par exemple », pas les deux!
- Trop d’idées dans une même phrase malgré l’utilisation de marqueurs appropriés  séparer en plusieurs phrases indépendantes et vérifier l’emploi des marqueurs.
- « mais/et » en début de phrase  remplacer-les par des marqueurs équivalents, surtout que cela évite les répétitions!
o Reprise de l’information : mots ou groupes de mots substituts qui permettent de reprendre une information sans se répéter. Voici quelques moyens :

 Pronoms de reprise
- Pronom qui réfère à une idée ou à une réalité (personne, objet, etc.) déjà exprimée dans le texte : le référent (antécédent) du pronom.
- Par exemple : « Les enfants courent dans le parc. Ceux-ci aiment bien se rassembler pour s’inventer des jeux. »
- Pour qu’un texte soit cohérent, on doit pouvoir repérer facilement le mot ou le groupe de mots que le pronom reprend. En écriture, il faut s’assurer de son accord : si je parle d’une compagnie par exemple, je ne peux pas ensuite dire « ils ont fait… » en parlant des directeurs de l’entreprise; je dois les nommer.

 Famille de mots
- On peut utiliser une autre formulation afin d’éviter les répétitions en utilisant des mots de même famille : neige, enneigé, déneiger, banc de neige, etc.
- Par exemple, je pourrais écrire : « Beaucoup de neige est tombée depuis la nuit dernière. Les travailleurs municipaux ont malgré tout enlevé la neige déneigé les rues assez rapidement. »
 Synonymes
- Ce sont des mots dont le sens est très proche et qui appartiennent à la même classe de mots (deux verbes, deux noms, etc.)
- Il faut soigneusement sélectionner le synonyme selon le contexte parce que les mots ont souvent plusieurs sens (polysémie). Il faut que le synonyme puisse remplacer le mot initial sans modifier la signification de la phrase, ou du moins que le sens reste à peu près le même.
- Par exemple, si on parle de « la pose d’un rideau », on pourra dire « l’installation d’un rideau »; alors que si on parle de « tenir la pose pour le photographe », on dira plutôt « tenir la position pour le photographe». Le mot « installation » et « position » sont pourtant deux synonymes du mot « pose », mais ils n’ont pas la même définition.

 Termes génériques
- Ce sont des mots qui indiquent une catégorie plus large. C’est aussi utile pour éviter les répétitions.
- Par exemple, au lieu de toujours répéter les noms « lion » et « chat », je vais parler d’ « animal » ou de « félin ». Pour « marguerite », « rose », « tulipe »… je peux utiliser le mot « fleur ».



 Antonymes
- Les antonymes sont des mots de sens contraire. Ça peut être possible de les utiliser avec la forme négative dans une phrase. C’est utile, mais il vaut mieux éviter de trop employer cette stratégie.
- Par exemple : « Tout enfant devrait être considéré normal. Ce n’est pas anormal d’avoir besoin d’un cadre et de limites pour se développer. »

 Déterminants de reprise
- Ce sont des déterminants qui font directement référence à des idées mentionnées précédemment. Les pronoms démonstratifs et quantitatifs sont couramment utilisés dans ce but.
- Par exemple : « Les chiens domestiques aiment s’amuser à l’extérieur. Ces animaux nécessitent beaucoup d’attention et d’espace. Tous les amis de l’homme adorent passer du temps avec leur maître. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]


_________________
sellami kamel

    La date/heure actuelle est Mer 23 Aoû 2017 - 22:33