Parler français en Algérie et ailleurs

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Le français pour tous et tous pour le français

(...) je fais dire aux autres ce que je ne puis si bien dire, tantôt par faiblesse de mon langage, tantôt par faiblesse de mon sens. Montaigne

Guerre à la rhétorique et paix à la syntaxe ! Victor Hugo

Quelle que soit la chose qu'on veut dire, il n'y a qu'un mot pour l'exprimer, qu'un verbe pour l'animer et qu'un adjectif pour la qualifier. Guy de Maupassant

La vraie éloquence se moque de l'éloquence (...) Pascal


La ponctuation:

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sellami kamel

La ponctuation:

Message par sellami kamel le Ven 7 Fév 2014 - 18:47

C’est l’invention de l’imprimerie, qui a fait une nécessité de la ponctuation, par la diffusion des ouvrages et par le nombre toujours croissant des lecteurs ; sont venus alors les grammairiens, qui ont rédigé les règles de la ponctuation écrite d’après les habitudes de la ponctuation parlée : car, il faut bien se le rappeler, les orateurs, les lecteurs et les acteurs ont toujours ponctué ; et ce sont les divers temps d’arrêt de leur débit, leurs silences, leurs demi-silences, qui sont devenus des points, des deux points, des virgules.

Le code de la ponctuation écrite est-il absolu ? Non. En dehors de quelques règles sommaires et rigoureuses, chaque écrivain a sa ponctuation ; chaque genre d’écrire a sa ponctuation, chaque époque a sa ponctuation. On ne ponctue pas aujourd’hui comme au dix-septième siècle. Nos pères étaient beaucoup plus sobres que nous des points d’exclamation. Corneille a mis une virgule après : Qu’il mourût ! Supposez qu’un poète moderne eût trouvé ce cri sublime, il l’aurait fait suivre de quatre points d’exclamation. Un auteur dramatique ne ponctue pas comme un historien. Enfin, on ne ponctue pas en vers comme en prose.

La ponctuation est donc une chose essentiellement personnelle ; de là cette conséquence : le lecteur doit d’autant plus s’attacher à la reproduction scrupuleuse des signes ponctua tifs, que ces signes font partie de la pensée intime de l’auteur ; attentivement étudiés et observés, ils nous aident à comprendre et à rendre le sens et la valeur de sa phrase.

Ainsi Victor Hugo : « L’histoire s’extasie volontiers devant Michel Ney, qui, né tonnelier, devint maréchal de France ; et devant Murat, qui, né garçon d’écurie, devint roi. » Ces lignes sont caractéristiques, car il suffit de les bien ponctuer pour les bien lire ; et il suffit, pour les mal lire, de les mal ponctuer. Voyez, en effet, comme la multiplicité des signes ponctua tifs ajoute ici à la mise en relief de la pensée. Marquez, en lisant, une virgule après Michel Ney, une virgule après Murat, une virgule après qui, une virgule après garçon d’écurie, un point après roi, et vous aurez du même coup dessiné nettement toutes les articulations de cette phrase et placé l’accent sur les quatre mots de valeur : tonnelier, maréchal de France, garçon d’écurie et roi. Peut- être y a-t-il un point et virgule qui vous étonnera, c’est celui qui suit maréchal de France, et précède et Murat.

En effet, le et, constituant un lien entre deux membres de phrase, le point et virgule qui marque une sorte de séparation, semble contredire le et qui marque un trait d’union. C’est pourtant le point et virgule qui a raison. Pourquoi ? D’abord, parce que le temps d’arrêt qu’il nécessite, permet de donner toute son importance au mot maréchal de France : puis, remarquez-le bien, la conjonction et ne lie pas entre eux les deux mots qui se touchent, maréchal de France et Murat, mais bien, ce qui est fort différent, la première proposition de la phrase, commençant par Michel Ney, et la seconde, commençant par Murat. Ces deux propositions formant les deux parties de la phrase, c’est-à-dire les deux termes de la pensée, il s’agit de les mettre en présence et non de les amalgamer ensemble ; donc le point et virgule est le signe juste.


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Re: La ponctuation:

Message par sellami kamel le Ven 7 Fév 2014 - 19:05

Le point, le point d’interrogation et le point d’exclamation

  • Le point marque la fin d’une phrase (pause forte).
  • La phrase interrogative est terminée par un point d’interrogation.
  • La phrase exclamative est terminée par un point d’exclamation. Les phrases impératives peuvent également être terminées par un point d’exclamation.

Les points de suspension
Ils marquent une interruption, une pause dans la parole, l’emphase, ou l’interruption volontaire d’une phrase (réticence) ou d’une énumération.
La virgule
La virgule est une courte pause. Elle permet de :

  • coordonner plusieurs éléments de même fonction ;
  • détacher un mot ou un groupe de mots :

    • → apposition :

      •  

        • du syntagme nominal : Martine, sa sœur, a lu le dictionnaire cinq fois.
        • de l’adjectif : Elle attendait, impatiente, les résultats de ses examens.
        • de la proposition subordonnée relative : Les résultats de l’examen, qui sont publiés demain, sont très attendus.




    • → thématisation (détachement en tête de phrase) : Tous les jours, elle lit au moins deux livres.
    • → emphase syntaxique (détachement en tête de phrase et reprise pronominale) : Ce livre, qu’est-ce qu’il est long ! / Le dictionnaire, elle le connaît par cœur.
    • → proposition incise : « Je lis ce dictionnaire », dit-elle, d’un air agacé.



    • etc.



Le point-virgule
Le point-virgule marque une pause de moyenne durée. Dans la phrase, il peut jouer le même rôle qu’une virgule, notamment « pour séparer des parties d’une certaine étendue, […] lorsqu’une de ces parties au moins est déjà subdivisée par une virgule. »a Le point-virgule peut également unir « des phrases grammaticalement complètes, mais logiquement associées »a.
Les deux points
Les deux points s’emploient pour :

  • introduire un discours rapporté (citation) ;
  • introduire une énumération ;
  • ou encore introduire une explication.

Les guillemets, les tirets et les parenthèses

  • Ils servent à ponctuer le discours rapporté (citation).
  • Il existe des guillemets français (« ») et des guillemets anglais (“ ”).
  • Le tiret (—) ne doit pas être confondu avec le trait d’union (–). Dans un dialogue, il signale un changement d’interlocuteur.
  • Les parenthèses renferment généralement un commentaire, une précision ou une rectification.

La question des espacesb

  • Il y a une espace entre les mots d’une phrase et entre les phrases.
  • Il y a zéro espace avant et après une apostrophe.
  • Il y a zéro espace avant la virgule, mais il y en a une après.
  • Il y a une espace avant et après les deux points, de même que pour les guillemets (sauf guillemets anglais où il n’y a qu’une espace avant pour le guillemet ouvrant et une espace après pour le guillemet fermant). Il en est de même pour le tiret.
  • Pour les parenthèses : une espace avant pour la parenthèse ouvrante et une espace après pour la parenthèse fermante.
  • Le point n’est pas précédé d’espace mais il y en a une après.
  • Pour les points d’interrogation, d’exclamation et le point-virgule [typographie européenne] : une espace avant et une espace après.
  • Il n’y a pas d’espace avant les points de suspension, mais il y en a une après.


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